L’intérêt un PRE-PADD ou PPADD (Projet Politique d’Aménagement et de Développement Durable) – JMU 2015 – SFU PACA

Parmi les outils imaginés par Richard Trapitzine, urbaniste consultant chez Urban Consult, le fait de préparer un Pré-PADD serait une bonne solution pour élaborer un projet solide et concerté.

Le PRE – PADD ou PPADD devrait servir à valider la phase de Projet politique exprimée en introduction par les responsables politiques dans les cahiers des charges des consultations. Il devrait faire l’objet, au début du processus d’élaboration de la planification, d’une large concertation associant les forces vives du territoire, pour servir ensuite d’assise aux projets de territoire traduits dans le PADD des SCoT et des PLU.

Le PPADD serait une sorte de « plan de référence » pour les actions futures d’aménagement, et ne pas se contenter d’afficher de simples orientations. Il doit être mobilisateur et fédérateur autour des forces vives du territoire sur le contenu du projet de vie. Des ateliers thématiques ouverts sur la société civile pourraient avec une vision prospective, venir enrichir le contenu du PPADD. Cette démarche réclame un minimum de volonté et de portage politique de la part des responsables locaux. Les PADD des SCoT et des PLU opposables juridiquement en termes de compatibilité, pourront ensuite mieux légitimer et affirmer les grandes orientations d’aménagement des territoires et les actions qui en découleront. Dans la roue de la Gouvernance, le PPADD se positionne en lien entre la phase 1 du projet politique et la phase 2 du projet de territoire.

Bien que sans valeur juridique (ce qui est souhaitable), le PPADD aurait le mérite, avec un minimum de pédagogie, de mobiliser l’ensemble des partenaires et de favoriser le dialogue entre acteurs politiques, concepteurs, promoteurs, aménageurs, entrepreneurs, milieux associatifs, représentants des milieux économiques, sociaux, sportifs et culturels…

Dans la pratique le PPADD de caractère pédagogique, devrait être largement concerté « dans un esprit de démocratie participative » et être formalisé à la fin de l’étape diagnostic – problématiques. Bien que sans valeur juridique (ce qui est souhaitable), le PPADD aurait le mérite, avec un minimum de pédagogie, de mobiliser l’ensemble des partenaires et de favoriser le dialogue entre acteurs politiques, concepteurs, promoteurs, aménageurs, entrepreneurs, milieux associatifs, représentants des milieux économiques, sociaux, sportifs et culturels… pour les faire réfléchir en commun autour d’un projet de vie partagé. Pareille démarche introductive à la planification aurait l’avantage et de rassurer les responsables politiques sur les choix et les orientations qu’ils seront amenés à mettre en œuvre.

Cette démarche nécessite que soit établi en préalable au lancement des études un bon cahier des charges, à même de cadrer les conditions d’élaboration des études. Celles-ci seront probablement plus coûteuses que celles actuellement mises en œuvre par la majorité des bureaux d’études. Elle aurait cependant le mérite de valoriser le travail des urbanistes concepteurs de SCoT et de PLU. Resterait encore à convaincre les responsables politiques de son caractère vertueux… car cette démarche, c’est probablement là son principal défaut, ne se ponctue pas par une « coupure de ruban », comme l’ouverture d’une voie ou la pose d’un réseau d’assainissement … !

SUITE DES ENTRETIENS AVEC RICHARD TRAPITZINE

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